On nous l'avait dit après le 21 avril mais rien a changé.
Après le 22 avril je peux vous dire que la politique française ne sera vraiment plus jamais comme avant...
La France avait très certainement besoin de Bayrou Président dès le 6 mai.
Mais aujourd'hui, grâce à son message clair, il ouvre la voie du changement profond pour la France et localement dès les prochaines échéances.
A bientôt
FX
« J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.
C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.
Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrais toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénové hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrais pas en arrière.
Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera.
Je vous remercie »
François Bayrou le 22 avril 2007
dimanche 22 avril 2007
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50 commentaires:
L'autre bonne nouvelle qu'il faut mettre en avant est en mon sens aussi importante que le renouveau du centre : c'est sa reprise en main par la jeunesse de notre pays. L'enthousiasme qui régnait hier dans les différentes permanences de l'UDF ne faisait que confirmer un mouvement d'espoir que l'on a senti croître tout au long de la campagne. Je crois en ce mouvement parce qu'il est porté par les jeunes que nous attendons tous aux prochaines élections. Il faut continuer à nous rassembler et à porter les idées du renouveau, absentes des programmes des deux candidats à la présidentielle. A ce propos, enfin, j'espère que François Bayrou ne donnera pas de consignes de vote afin de rester libre. Mais peut-être est-ce trop utopique????
C'est quand même amusant d'avoir passé tous ces derniers mois en sachant depuis longtemps pour qui voter, et de se retrouver à présent entre ces deux tours dans la position de ces indécis qui eux, semblent avoir désormais une position tranchée. J'avoue être un peu détaché de ce second tour et penser surtout au PDF, le logiciel qui passe partout !
Quant à la jeunesse de l'électorat Bayrou, je confirme, tout en vous soumettant un constat opposé : Sarko a fait le plein chez les vieux !
Ce texte pour éclairer davantage ce qui vient de se passer. Et j'adhère complètement à ce constat : "M. Bayrou, vous venez de gagner vos galons d'homme d'Etat". Les Français s'en souviendront, j'espère dès juin prochain (car les hommes d'État ont aussi un rôle à jouer quand ils sont dans l'opposition).
Point de vue
Juste un mot à "Bayrou-le-résistant", par Jean-Pierre Rioux
Tribune du MONDE (25.04.07)
Les rentiers du duopole UMP-PS nous jouent la "finale" du "match" programmé. Ils paradent et débauchent. On sonne la diane en passant les plats de lentilles. Les "projets de société" s'affrontent, la guéguerre fait rage. Merci d'abord, cher François Bayrou, de nous aider à graver tout ceci dans nos mémoires. Et, surtout, à en sourire.
Car vous nous avez sacrément confortés, ne l'oubliez pas, dans nos fors intérieurs. Vous avez fait l'instit qui donne beaucoup sans rien promettre. Vous avez rappelé qu'en cas de danger, dans un pays qui sombre, mieux vaut rassembler que diviser et qu'un projet vaut d'abord par l'espoir. Et si, comme nous l'avons tant cru, cet espoir allait insurger l'intelligence de ce peuple menacé, méprisé, désuni, démembré et décervelé ? L'effet Bayrou, l'effet d'avenir, ce fut et demeure d'oser dire que la division c'est le déclin, que la peur est mauvaise conseillère, qu'il faut espérer pour ne pas périr et rassembler pour repartir.
Vous avez été aussi le trouble-fête qui a utilement recyclé le stock centriste. Le pluralisme pour vrai nom de la démocratie, avec retour à une juste dose de proportionnelle aux législatives ; la volonté de réhabiliter le Parlement, de simplifier et renforcer l'action des collectivités locales ; le déni de l'esprit partisan et du système des dépouilles ; le souci du rassemblement sans uniformité ; l'art de la négociation et de la réforme en continu ; la reconnaissance plus active de l'association, du syndicat et des corps intermédiaires ; le refus de la puissance pour la puissance et de l'argent pour l'argent ; l'économie sociale de marché et la "social-économie" ; l'Europe, encore et toujours ; le choix du vivable contre la sauvagerie ; bref, la solidarité pour trait d'union : le centrisme est de retour, grâce à vous, contre les idéologues, les caporaux et les étatistes.
Au passage, Bayrou-le-résistant, comme vous aimez vous définir, vous avez appris à faire flèche du meilleur bois protestataire, à appuyer là où ça fait mal, à mettre l'antisystème au coeur du système : vous avez installé la vieille fronde au point névralgique de la politique instituée, l'élection présidentielle.
Finalement, vous venez de gagner vos galons d'homme d'Etat en sortant à temps de la tranchée ; à l'heure H, celle de la crise de régime combinée avec la crise économique et sociale que l'on sait ; celle du doute à tous les étages et des braderies à tous les rayons ; celle de l'immense arrogance chez quelques-uns et de la peur au ventre pour tous les autres.
Vous avez su dire qu'il faudrait faire vite, très vite, tous ensemble, pour désarmer les bombes qui vont vitrifier ce pays si elles le ravagent plus longtemps : l'avenir des enfants, les retraites, la dette et le déficit public, l'illettrisme, la langueur des classes moyennes, la marchandisation de la vie, l'Europe en panne et l'épuisement de la planète.
Votre feuille de route était simple : électrochoc, manches retroussées, rameau d'espoir et, surtout, tous ensemble. Nous sommes heureux de l'avoir signée si nombreux, librement, en citoyens réveillés que vous avez su rendre altiers. Nous avons adhéré à votre démarche sans vous faire allégeance. Nous n'attendons donc aucune consigne de vote pour le deuxième tour et nous n'obéirons à aucune. Car nous sommes libres, d'une liberté qui est aussi la vôtre, qui vient de loin et qui trace droit. C'est avec elle, d'abord, que nous allons livrer les combats démocratiques que vous avez relancés. Merci, d'avance, d'aider si fort à nous libérer sans nous enrôler".
Jean-Pierre Rioux est historien.
Mouais. Tout cela est bien joli mais ce qui se passe me laisse perplexe. Autant j'étais ok pour un Bayrou président et un gouvernement ouvert vers la gauche social-démocrate, autant l'hypothèse d'une Ségolène Royal chef de l'État à la tête d'un gouvernement comprenant des centristes ne me convainc pas du tout. Les programmes économiques sont trop éloignés pour une politique cohérente. Il suffit de lire le programme du pacte présidentiel et se rappeler que les tentatives de rapprochement de Ségo sont purement conjoncturelles (rappelons-nous la façon dont le PS a raillé l'objectif de François Bayrou pendant la campagne, et les tentatives de Rocard et Kouchner) pour comprendre que, sur le fond, on est dans le flou total. Je ne sais pas encore pour qui je vais voter mais l'idée de retrouve rpendant cinq ans une politique économique étatique et socialisante ne m'intéresse pas du tout.
Et localement, on va faire comment avec ces éventuels nouveaux équilibres ? Vous imaginez les majorités changer dans les conseils municipaux de Bayonne, Anglet ou Biarritz ? Au conseil général ? A la région ?
Au fait, Dionysos, je crois que ton "y" est mal placé… En toutes amitiés
Effectivement, tu as raison pour le "y". Mais je ne sais pas comment corriger maintenant, d'autant que j'ai déjà pas mal de difficultés à chaque fois que je veux me connecter.
Sinon, n'oubliez pas le rdv de demain, entre SR et FB, de 11h à 12h30 (sauf nouveau contre-temps…), sur BFM tv (cable), RMC et je crois LCI.fr
Ce débat est d'autant plus important qu'il va permettre de répondre au moins partiellement à tes interrogations.
Je voudrais revenir sur le post initial et aller dans le sens de Maitena à propos des jeunes. Rappelez-vous aux dernières municipales la surprise qu'avaient constituées les élections de Nicolas Perruchot à Blois (à la place de Jack Lang) ou de Jean-Christophe Lagarde (qui prenait la mairie communiste de Drancy). Il y en aura bientôt beaucoup d'autres (et j'espère aussi dans le 64). Certains sont déjà candidats pour les législatives, comme Angélique Ballet-Baz dont M. Menou a mis un lien vers son site, (et à partir duquel vous en trouverez pas mal d'autres). Site sur lequel on trouve une photo explicite, celle de dix candidats UDF aux législatives à Paris. Que des jeunes ! Mais on peut aussi évoquer Diane Bakena, vice-présidente des jeunes UDF, et qui doit parler demain samedi en direct sur BFM.TV à 10h30, dont avant le débat Royal/Bayrou (à moins que son intervention n'ait été déprogrammée en raison de ce débat, je ne sais pas).
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus : www.jeunes-udf.org
Vous verrez, ils ne manquent pas de jus ni d'idées, par exemple avec les nuits orange !
Bonne idée que votre blog, mes encouragements.
Oui c'est vrai Dionysos, ce débat va servir à ça, montrer les convergences mais aussi les divergences. Et poser la candidate Royal face à ses contradictions, ou plutôt celles du parti qu'elle représente. A ce titre, il est nécessaire, d'autant plus que ce genre de confrontation éclairante pour l'électeur n'a pas pu être possible au 1er tour (seul François Bayrou s'est expressément déclaré ok pour un débat contradictoire).
Ségo semble davantage prête à évoluer même s'il y a 1 mois, elle considérait FB comme "pire que Sarkozy"… Le fait-elle par pur opportunisme ou quand même un peu par conviction ? Le fait d'avoir autant mis de côté DSK jusqu'à présent pourrait inciter à penser que, si les données du 1er tour étaient différentes, elles proposeraient à Laguiller et Besancenot des postes de ministres !
Passons et revenons sur le PS : ce que j'évoquais dans ma première intervention sur les réticences profondes, dogmatiques, de ce parti commence à se concrétiser puisque Henri Emmanuelli sort du bois dans une interview à paraître samedi 28 dans Sud-Ouest (je copie l'article juste après). Cette élection bouleverse complètement le paysage politique français. Il faut dire que Ségo (choisie par les militants pour prendre des voix à la droite et répondre à des thèmes de droite) et Sarko (draguant sans honte l'électorat de Le Pen et citant à tout va Jaurès et Blum) l'ont bien cherché !
En attendant, je ne sais toujours pas pour qui voter : retrouver le grand écart économique du PS, et donc l'immobilisme, m'insupporte.
Emmanuelli souhaite "un grand parti progressiste"
lefigaro.fr (Avec AFP).
Figure de la gauche du PS, le député des Landes récuse toute alliance au centre.
"La situation de la gauche appelle la création d'un grand parti progressiste. Il n'y a pas de raison de perpétuer des clivages largement artificiels entre les anti-libéraux et les réformistes de gauche", a expliqué vendredi Henri Emmanuelli.
L’ancien premier secrétaire et figure de la gauche du PS souhaite y associer "les anti-libéraux", récusant implicitement toute alliance au centre.
Une interview expliquant sa position doit paraître samedi dans le journal Sud Ouest.
Sa déclaration survient alors que la candidate du PS à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, recherche actuellement "des convergences", selon son expression, avec le candidat UDF éliminé au premier tour, François Bayrou.
Mitterrandiste historique, le député des Landes s'inscrit ainsi dans la poursuite de la stratégie d'union de la gauche, définie lors du congrès de refondation du PS, en 1971 à Epinay-sur-Seine.
Henri Emmanuelli a aussi souhaité que la gauche parvienne à "battre Nicolas Sarkozy" au second tour le 6 mai. "Seule Ségolène Royal peut le faire", a-t-il dit. L'ensemble des candidats anti-libéraux ont appelé soit explicitement à voter pour la candidate PS, soit à "faire barrage" au candidat UMP.
On verra ce qu'il ressortira de ce débat. Une chose est sûre : en se positionnant a contrario en faveur de Ségolène Royal, François Bayrou n'oublie pas l'archaïsme du PS en matière économique, il l'a rappelé et à mon avis, il va insister dessus pendant ce débat, mais il montre une nouvelle fois qu'il place certaines valeurs républicaines au-dessus de l'économie. Je comprends tes réticences, mais je pense qu'en tant que libéraux (au sens premier), on ne peut être que d'accord avec sa position.
Et, quelques soient ses motivations, Ségo dévoile certaines qualités pendant cette campagne. Elle veut gagner (ce qui n'est pas le cas de tout le monde à gauche, certains attendent tapis qu'elle se casse la gueule, Emmanuellli a au moins le mérite de se dévoiler ouvertement avant. En cela, il doit prendre plaisir à griller Fabius). Elle saait être pragmatique, prendre des décisions rapidement et s'y tenir. Et elle n'a pas peur en remettant en cause 40 ans de doctrine d'union de la gauche : il y a 25 ans que certains ont cette tentation au PS mais ne s'y sont jamais risqué (si on excepte le fumeux "mon projet n'est pas socialiste").
C'est quoi ce bazar sur le blog, l'heure n'est pas à jour, il n'est pourtant pas 18h ?
Ce que tu dis est vrai, l'économie ne doit pas primer sur tout, on est ok. Même si la perspective de perdre 5 ans de plus me peine : la société française est bloquée depusi 2002 (et je ne parle pas des retards accumulés avant, des réformes sans cesse reportées etc.) et pendant ce temps, le monde bouge. Et nous, on se recroqueville.
Nous verrons demain si ce débat va nous éclairer. Peut-être qu'il le peut après tout, qu'il donne des perspectives.Soit un coup d'épée dans l'eau, soit un évènement historique !
Dis donc, tu connais d'autres blogs bayrouistes dans le département ?
Non, pas vraiment. Pour faire le lien avec le thème des jeunes lancé plus haut, il y a bien le site www.jeunes-udf64.org mais il n'a pas l'air à jour ; il présente un lien sur un forum sympa, mais national.
Par contre, j'ai trouvé deux blogs dans les Landes, terres pourtant vierges pour les centristes. Les deux émanent de femmes, Florence Defos du Rau à Dax (www.defosdurau.fr), et Geneviève Darrieussecq à Mont-de-Marsan (www.darrieussecq.net).
Sinon, dans les PA, rien à ma connaissance (mais peut-être que d'autres peuvent nous renseigner ?). Jean Lassalle avait bien un site mais il semble désactiver. Par contre, Jean Espilondo vient de lancer son blog…
Cela étant, on est pas mal ici !
BFM c'est sur la TNT, pas le cable
Alors, vous en pensez quoi de ce débat ? Pour ma part, assez enthousiasmant sur la forme, moins sur le fond, avec des désaccords importants sur l'économie mais aussi sur l'Europe. On savait qu'ils existaient, on ne peut pas dire qu'ils se soient estompés. Au contraire même. Le plus étonnant, c'est de voir la volonté de Ségo d'être absolument ok avec François Bayrou. Lui : "Sur ce point, nous sommes en désaccord". Elle : "Non, non, nous sommes d'accord".
C'est amusant d'ailleurs (ou attristant) : sitôt le 1er tour passé, toute la diatribe anti-Bayrou qui fleurissait sur le site de la candidate a d'un coup disparu…
Ne m'en parle pas, il n'y a pas que la diatribe anti-bayrou qui a disparu : la semaine dernière, j'ai posté sur le site de la candidate pour rappeler, très gentiment, très poliment, et de façon très constructive (car je vais voter sans doute Royal), que la volte-face PS était un peu rapide, et que le PS avait bon dos de draguer aujourd'hui Bayrou, rapport à tout ce qui avait été dit avant le 1er tour, contre Bayrou ("Bayrou c'est pire que Sarkozy"), et contre les gens de gauche qui avaient osé envisagé des rapprochement entre les deux tours (demandes d'exclusion du PS).
Là, c'est encore mieux : mon commentaire a disparu avant même d'être publié…
Pour ma part, ce débat, je l'ai beaucoup aimé, très cordial, trop peut-être, amusant parfois. FB a été plutôt conciliant, en n'instant pas trop sur les divergences éco, plus à mon avis pour ne pas enfoncer Ségo qui répondait souvent à côté sur ces questions-là, que par volonté d'être à tout prix conciliant.
Sinon, j'ai trouvé que SR avait de la répartie (hors ce point faible économique qui est quand même embêtant), de l'assurance, qu'elle semble presque libérée par sa présence au second tour qui (on s'en rend compte encore plus a posteriori car, sans le vote utile, le ps passait à la trappe). Je trouve que le costume n'est pas si grand que ça pour elle. Cela étant, le PS est tellement confus qu'à moins d'une grande perf au débat de mercredi, l'affaire me semble déjà faite.
Sinon, je suis très énervé contre De Robien. FB a fait une erreur en le vidant pas de l'UDF en son temps. Faire l'UDF sans Bayrou, non mais il se prend pour qui ce type ?
Quant aux députés qui appellent à voter UDF, ça fait mal mais ça ne pouvait que se passer comme ça, le scrutin est ce qu'il est, la nature humaine aussi, et il faut bien qu'un groupe parlementaire UDF subsiste. Ça ne me semble pas incompatible avec une participation ensuite dans le parti démocrate. Même si ce n'est pas très agréable à voir.
Sinon, je crois que j'ai réussi à corriger la faute d'orthographe dans mon identité. Voyons voir…
Ah ben non…
Ah cette fois, je l'ai eu !
Dionysos, tu a écris : "Elle (Ségo) n'a pas peur en remettant en cause 40 ans de doctrine d'union de la gauche : il y a 25 ans que certains ont cette tentation au PS mais ne s'y sont jamais risqué (si on excepte le fumeux "mon projet n'est pas socialiste")". Juste pour préciser que tu as oublié la tentative PSU et tout le parcours Rocard, notamment comme 1er ministre. Même s'il n'a pas abouti, même si Mitterrand et le PS, l'ont bouffé (Ah la liste Tapie aux européennes… Tapie aujourd'hui avec Sarko…), ce n'est quand même pas rien.
Oui c'était intéressant et salutaire, mais pour moi, ça n'a pas fait avancer le schmilblik ! Si ce n'est pour constater que Bayrou était le meilleur, pour battre Sarko mais aussi pour assurer la fonction, mais c'est trop tard et je le savais déjà.
L'élection va se jouer sur les problèmes économiques, pour tous les Français quels que soient leurs revenus. Et que nous a appris Ségolène Royal ? Rien.
Je me rechigne à voter Sarko (la tentation est pourtant là), le vote blanc s'impose à moi de plus en plus. Laissons encore passer le débat de mercredi… En attendant, je suis comme les bayrouistes de cette chronique parue dans le monde ce we. Avec en plus la conviction que le PS ne pense pour le moment qu'au 2nd tour, et n'est pas prêt ensuite, une fois le pouvoir conquis, à lancer les réformes nécessaires, même avec DSK. Passé une embellie de six mois, le bordel recommencera, et on en aura pour quatre ans de tango !
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-903224,0.html
Tourments de deux "bayrouistes", par Eric Le Boucher
LE MONDE | 28.04.07
Il était 18 heures. Les deux amis s'étaient retrouvés au bar du Lutetia, le grand hôtel parisien. Ils ont voté Bayrou au premier tour, tous deux hésitent sur leur vote au second. "Echangeons nos arguments de fond sur leur politique économique", avait dit le premier. "D'accord, interdit de recourir aux trucs sous la ceinture, genre TSS (Tout sauf Sarkozy)."
- Je me suis décidé hier soir. C'est Sarko. Son programme est meilleur. Je suis d'accord avec Olivier Blanchard (professeur au MIT), il a mieux identifié les problèmes de la France. Il a réfléchi, il est prêt. L'important, le principal, c'est de débloquer les dynamismes. Et ça commence par le marché du travail.
- En libérant les heures supplémentaires ? Tu rigoles ! Où est-il allé chercher ça ? Personne ne peut dire quel effet réel ça aura.
- Il a pris ça chez Michel Godet (professeur au CNAM).
- Oui, mais lui voulait seulement défiscaliser l'employé, pas supprimer les taxes pour l'employeur. Du coup, c'est hyper- coûteux et ça va pas encourager l'embauche ! Le risque est gros : c'est pour les "in" pas les "out" du marché du travail ; en dehors des restos et du BTP, ça n'aura aucun effet de croissance. Rien sur l'industrie.
- D'accord, c'est un peu au pif. Mais avoue que ça va dans le bon sens. Réhabiliter le travail, c'est l'essentiel ! Comme de vouloir introduire un contrat unique entre CDD et CDI. En face, ta Ségo, elle pense encore à multiplier les emplois payés par la puissance publique avec ses 500 000 emplois tremplins. Faut quand même qu'on arrive à sortir de ça, l'Etat doit inciter, pas embaucher.
- Pas faux. Mais question étatisme, pardon, ton Sarko est bien pire ! Il a des promesses de dépenses aussi grosses que celles du PS. Pour la dette, il renvoie sa réduction à plus tard. Sur le fond, Ségo, au moins, est girondine, elle décentralise. Lui, il est jacobin - inside. Entre les deux, c'est lui qui croit qu'on peut garder le vieil étatisme, ton mec, c'est Gorbatchev !
- (Rires) Arrête ! T'en fais quand même trop dans le paradoxe !
- Non, non c'est le fond ! T'as vu ce qu'il a dit au Monde sur la sidérurgie ? "Je ne veux pas qu'on reproduise l'erreur commise dans les années 1970." Qu'est-ce qu'il veut dire ? Qu'on n'aurait pas dû privatiser ? C'est délirant !
- T'as raison. C'est son Guaino (Henri Guaino, ancien commissaire au Plan) qui le rend national-léniniste. Je t'accorde que son programme est fait de bric et de broc pour plaire aux différentes catégories électorales. On s'y perd. Le cadrage budgétaire n'y est pas. Comme il voulait ne pas apparaître libéral, il colle un gros paquet compassionnel pour les "accidentés de la vie". C'est trop ? O.K. C'est pas libéral ? O.K. Mais, maintenant, regarde concrètement ce qu'il propose : les universités, les syndicats, les OGM même, il veut débloquer plein de trucs où la France est enlisée. C'est réfléchi : le marché du travail, puis les déblocages, et ensuite l'Etat. Accepte de dire que, en France, le problème, c'est l'Etat, notamment l'Etat social, inefficace. Sarkozy propose enfin de sérieuses réformes de cet Etat. Dire qu'il ne veut remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partis en retraite, c'est imprécis, c'est peut-être même impossible. Mais ça va dans le bon sens. Avec ta Ségo, on sait pas où on va entre Besancenot et Bayrou.
- Au contraire, c'est très clair.
- T'es le seul à le voir !
- On en a déjà discuté. Elle n'était pas prête. Le PS aurait dû faire le travail intellectuel depuis un demi-siècle, en tout cas depuis 2002. Ségolène Royal a compris qu'il fallait une "rénovation profonde" de la France, de la vie politique, du PS. Elle est sans tabou, elle est libre, elle correspond parfaitement à notre époque un peu zarbie et aux Français déboussolés. Il n'y a donc pas d'erreur de casting, mais de timing. Il lui faut tout faire en avançant seule. Trop seule, c'est son grand tort. Elle aurait dû appeler DSK plus tôt. Maintenant, elle a besoin des voix de François Bayrou pour le deuxième tour et, si elle gagne, elle risque d'avoir un problème de majorité aux législatives. La politique domine. Le programme ? Il n'est pas à refaire, il est à faire. Tant mieux si c'est en adhérence avec l'UDF, il sera mis enfin un terme aux influences trotskistes qui plombent ce pays depuis dix ans.
- Tu rêves ! Elle n'est pas prête, elle ne m'a pas convaincu de sa compétence. Point.
- Elle en a convaincu d'autres. Regarde la liste des économistes autour d'elle : Daniel Cohen, Thomas Piketty, Dominique Méda. Qu'elle soit avec eux et, pour la démocratie participative, avec Pierre Rosanvallon, ça devrait te séduire ! Ce sont des gens qui détiennent la bonne adaptation à la mondialisation : innovation, PME, éducation supérieure, mais sans faire porter l'ajustement par les salariés les plus faibles.
- Ce sont des intellectuels. Manque tout le circuit administratif pour implémenter les changements. Et puis le dialogue social, la France a maintes fois essayé ! Aujourd'hui, faut aller vite. Tant pis, en effet, si c'est un peu brutal. Ségo n'arrivera pas à réformer comme elle le sent : c'est lent, trop compliqué, la Suède, c'est loin de la France. Tu dis que Sarko est ringard dans son analyse. Mais je préfère un ringard qui modernise plutôt qu'une moderne qui ringardise.
- Oui, mais Sarko, il va toucher à tout, il va...
- Stop ! On a dit pas de TSS !
Au fait Dionysos, tu sais que, parmi les musicos prévus mardi au concert de soutien de Royal à Charléty, il y a le groupe… Dionysos ! Tu connais ?
Toutes les raisons de ne pas voter pour lui sont dans les trois petits points de la fin du texte…
Jamais entendu parler. Mais, musicalement parlant, mes "dieux" sont plutôt à chercher dans les 70's !
Je viens de relire le truc, dans mon commentaire de 10:36, il fallait lire évidemment "Quant aux députés qui appellent à voter UMP". Lapsus révélateur.
Laisse tomber tes réticences. Bayrou mauvais perdant, ce débat n'a rien apporté, Ségo à la traine, votez Sarkozy, le seul qui avance pendant que Bayrou pleurniche.Écoutez Besson, lui explique comment le PS a dès le début chercher à diaboliser Sarko. Dernier exemple : quand Bayrou ou Royal parle de la proportionnelle, c'est une avancée démocratique. Quand c'est Sarko qui en parle, c'est un appel au FN. Quelle mauvaise foi !
Ah Besson ! Comment il fonctionnait quand il était au PS ? Au fouet ? Ou àç la carotte… Toujours est-il qu'il mettait beaucoup de zèle pour cracher sur Sarko… Tiens, je t'éviterai de t'assommer sous les citations, je te rappelle juste le plan de son pamphlet de 140 pages (!), "L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy", et les dernières lignes de sa conclusion. Bonne lecture.
Chapitre 1 : Nicolas Sarkozy ou l’apologiste du modèle communautariste religieux
Chapitre 2 : Nicolas Sarkozy ou le sécuritaire dangereux et inefficace
Chapitre 3 : Nicolas Sarkozy ou le vrai liberal sous couvert d’un faux pragmatique
Chapitre 4 : Nicolas Sarkozy ou le clone de bush
"Il se prétend porteur d’une ambition pour la France mais ne vise qu’à satisfaire sa boulimie de pouvoir et sa volonté de puissance.
Il se dit déterminé et se révèle pur opportuniste. Il se prétend franc et direct, il est cynique et calculateur. Il prétend dénoncer les prudences tactiques, il exhibe en fait son appétit démesuré du pouvoir. Il pourfend la langue de bois mais en invente une forme nouvelle, le parler cru.
Voilà 5 ans que Nicolas Sarkozy trompe et abuse les Français".
Mort de rire ! Alors, les fans de Bayrou, vraiment décidés à voter "Ségolem" ? Faudra pas oublier de dire à votre champion de lui délivrer des cours de rattrapage en économie : 35h qu'elle veut généraliser en début de débat puis à la fin s'en remet aux partenaires sociaux pour en décider, retraites, régimes spéciaux, déficits, taxation des produits boursiers etc : elle dit n'importe quoi, répond à côté de la plaque, survole les questions, ne rentre jamais dans le concret etc. Qui a compris ce qu'elle voulait faire ? Du pain bénit pour Sarko ! Et votre chef désormais seul dans la bataille, qui frustré, s'entête contre le futur président ! Même JJ Lasserre le lâche (voir sud ouest d'aujourd'hui). Bonne traversée d'un long désert…
Tu serais gentil de nous lâcher la grappe…
Elle a fait des erreurs certes, mais s'est révélée quand même très pugnace, plus chef d'état que chef de gouvernement, et a réussi en partie à lui rentrer dazns le lard. D'ailleurs, vous avez vu comme il évitait soigneusement son regard ?
Quant à Lasserre, que voulais-tu qu'il fasse d'autre ? Il ne fait que choisir en vertu de la liberté de vote qui est donnée par l'UDF. Pourquoi remettrait-il en cause une majorité départementale qui fonctionne ? Il y a socialistes et socialistes : je ne vois pas comment il pourrait se mettre d'accord avec des Maitia, Espilondo, Habib etc.
C'est vrai qu'elle a pas été terrible , et même moins que ça, sur toutes les questions économiques. Mais c'est à l'image de son parti qui ne propose pas de solutions autres que celles dont les Français ne veulent plus entendre parler. Pour le reste, je lui trouve quand même du cran et du pragmatisme. Même si hier, j'étais vraiment catastrophé de voir son impréparation, et donc celle de son camp, à proposer un projet clair de relance de l'économie et de réduction de dépenses. C'est quanf même fou : faut pas être prix Nobel pour comprendre que l'élection se joue là. Surtout que, sur ce plan-là, il y avait aussi des choses à contester au projet de Sarko qui, finalement, ne propose pas grand-chose, hormis la relance hypothétique de l'économie par les heures sup. Mis à part la réduction des dépenses (retraites, fonctionnaires) où là, il est clair et où je le suis, le reste est quand même très aléatoire. Il mise tout sur l'offre (comme le PS finalement…), pas vraiment sur les forces vives de l'entreprise.
Cela étant, Mitterrand aussi n'était pas un cador en économie, ça ne l'a pas empêché de faire les bons choix une fois élu (1983 et la tentation de sortir du serpent monétaire).
Je constate surtout qu'elle répète souvent s'affranchir du PS, et qu'aujourd'hui, elle a dit clairement que, quoiqu'il arrive, elle gouvernera avec les centristes. Et, au sein du PS, plus avec DSK qu'avec Mélenchon…
On peut y voir à raison de l'opportunisme, mais j'ai aussi le sentiment (c'est forcément subjectif mais bon) qu'avec Bayrou, ils se sont vraiment découverts ces deux-là.
Bien sûr, c'est un pari, et je serai le premier emmerdé si, une fois élue, elle se mettait en tête de faire tout ce qu'elle a dit avec ses mesures étatiques dépensières et contre-productives. Mais, de toute façon, ce ne serait pas possible, et le fait qu'elle soit capable de changer d'avis me rassure finalement plus que cela m'inquiète. Chez sarko, ce qui m'inquiète, c'est le contraire : il fera ce qu'il dit…
Sarko est largement favori mais ce n'est pas encore fait. D'abord, la pique méprisante qu'il a donnée à Bayrou et indirectement à son électorat en fin de débat, était tactiquement très malvenue (elle ne m'a pas plue, et je pense qu'elle n'aura pas plu à plein d'autres électeurs orange). Et ensuite, je m'interroge sur l'impact du vote absentionniste lepeniste. Attention les fans de Sarko, attention, ce ne serait pas la première fois que Le Pen fait perdre la droite. Et le bonhomme est très rancunier…
Je ferai comme François Bayrou, je ne voterai pas Sarkozy.
Oui mais t'es pas Bayrou ! Tu n'as pas les mêmes raisons tactiques que lui de tirer les conclusions de ton raisonnement… Alors, tu vas voter pour qui ?
Moi c'est clair, ce sera Ségo, c'est mon camp naturel même si j'ai choisi aussi Bayrou au 1er tour.
Oui, je vais voter Royal. Pour les raisons que j’ai expliqué juste avant. Et aussi parce que je l’ai promis à ma femme !
?!?
La seule fois où ma femme n'avait pas voté à gauche, c'est au deuxième tour de 2002. Et, crois-moi, c'était pas passé facilement ! A gauche, elle est, par principe. Une habitude culturelle. Génétique dirait l'autre !
J'ai mis du temps, mais je suis arrivé à la convaincre de voter Bayrou au 1er tour. Et c'est un vrai exploit même s'il lui plaît bien.
Faut dire aussi que mon argumentaire a été facilité par l'aversion qu'elle porte à Sarko.
Le deal par contre, c'est je me suis alors engagé à voter Royal au second tour si c'était elle qui y figurait. Et voilà…
Compris… Il faut préserver la paix des ménages ! Mais t'inquiète pas, tu fais le bon choix. En fait, elle a voté Bayrou parce qu'il lui a semblé qu'il était le lmieux placé pour battre Sarko si je comprends bien ?
Oh je ne suis pas inquiet, c'est de toute façon un deal librement consenti. Un compromis pragmatique on va dire, entre le centre droit et le centre gauche de mon domicile !!!
Oui elle a d'abord voté Bayrou pour ça, et d'ailleurs, en ce sens, beaucoup d'autres socialistes auraient été bien inspirés d'en faire autant… Mais elle aurait voté de bon cœur au second tour si c'était FB qui s'était qualifié, ça n'aurait rien eu à voir avec 2002.
Elle est comme ça, quand elle a quelqu'un dans le nez, elle peut pas ! Je te rassure, quand elle a quelqu'un dans la peau, elle est aussi entière !
Qu'est-ce qu'on en a à foutre des états d'âme de ta rombière ? De toute façon, dans tous les cas de figure, elle va être bien déçue… Et ta maman aussi, tu l'as convaincue ? mdr
Pauvre abruti. C'est fou ça, dès qu'on se retrouve à 3 ou 4 quelque part sur le net, y'a toujours une couille molle pour venir t'emmmerder. T'as que ça à foutre ? Va plutôt déblatérer avec tes potes aillzurs.
Pour ma mère, tu crois pas si bien dire d'ailleurs, je l'ai convaincue aussi de voter Bayrou au 1er tour, alors qu'elle n'avait qu'une envie, c'était de donner sa voix à ton poulain.
Lequel soit dit en passant serait bien inspiré de se préoccuper de l'avis de la sienne de femme : pas sûre qu'elle soit la plus motivée pourn qu'il soit élu, j'ai commpe l'impression que l'élysée pourrait devenir sa prison. Tiens, t'as qu'à lire, c'est en anglais puisqu'en France, la presse a pas le droit de parler de ça. Et si tu le veux en français, achète Courrier international, la traduction y est. Et puis, quand t'auras fini ta lecture, s'il te plaît, casse toi.
http://news.independent.co.uk/europe/article2483842.ece
Cherchez la femme: the mystery of Mme Sarkozy
By John Lichfield in Paris
Published: 25 April 2007
The French media is crammed with election coverage but has published, or broadcast, hardly a word on the topic that most obsesses the Paris media- political village.
Eleven days before the second round of the presidential election, a legally-enforced code of silence surrounds the state of relations between the front-runner, Nicolas Sarkozy, and his wife, Cécilia.
Mme Sarkozy, 49, briefly split with her husband two years ago and then returned amid great public fanfare.
She voted along with M. Sarkozy - and presumably also for M. Sarkozy - in the first round of the election last Sunday.
This was the first time that she had been seen on the campaign trail for two weeks. Mme Sarkozy has since disappeared from public view once again.
When they voted on Sunday at Neuilly-sur-Seine, a wealthy Paris suburb, relations between the couple seemed, at the very least, strained. Reports of another serious rift in the Sarkozy marriage have been the object of constant, lurid speculation - even songs - on the French-language internet over the past 10 days.
Stories have been published in the British press and other foreign newspapers, suggesting that Mme Sarkozy has again left her husband for another man - in the midst of the most important political campaign of his life.
A source within M. Sarkozy's party, the Union pour un Mouvement Populaire (UMP), told The Independent that it was now "generally known" that there had been a further rift in what had once seemed to be a perfect, power marriage. But the source suggested that the rift might once again be temporary.
In almost any other democratic country, a split between the presidential front-runner and his wife in mid-campaign would be explosive, headline news. But not in France.
Under French law, it is illegal for the media to discuss private lives, even those of high-profile public figures. The law also applies to foreign publications,such as The Independent, which circulate in France.
The law is well-intentioned but can have perverse effects. M. Sarkozy's allegedly fragile and hyper-active personality is at the centre of the second round campaign. He is the clear favourite to defeat the Socialist candidate, Ségolène Royal, on 6 May.
If his wife has left him at such a sensitive time, does the public not have the right to know about it? For 14 years, the French media was unable to disclose the fact that the late President François Mitterrand had a second family and an illegitimate daughter, Mazarine.
In one of the few articles to appear on the "Cécilia mystery" in the mainstream French press, Daniel Schneidermann, the media columnist in Libération, asked why the French media had not been "innoculated" by the "Mazarine" experience.
"A wife leaving the marriage has far more serious consequences, both physical and psychological, than some extramarital affair," M. Schneidermann wrote. "[M. Sarkozy's] wife even had her own office at his campaign headquarters."
Liberation's columnist also complained that the "Pravdaisation" of the French press had gone even further. Without mentioning the rumours that Cécilia had disappeared, the magazine Paris Match - owned by a group belonging to a friend of M. Sarkozy - published a picture spread this month headlined Revoilà Cécilia (Cécilia is back again).
The pictures showed her in a fuchsia dress at a charity gala in Paris. There was no sign of M. Sarkozy.
Guy Birenbaum, a publisher and political commentator, who has published books on the cosy relations between politics and the media in France, said: "The Sarkozy marriage is obviously a legitimate question for the French media. They ignore it not really because of the law but because they are afraid and because there is a deference towards power."
Et bé, ça vole pas très haut, c'est le moins qu'on puisse dire.
Pour ma part, ce débat n'a fait que confirmer ce qu'on subodorait depuis longtemps, à savoir l'impasse économique que le PS nous propose (35 milliards de dépenses sociales supplémentaires, contrats première chance, emplois tremplins, partage du travail, remise en cause réforme Fillon et pas touche aux régimes spéciaux etc.). Désolé, je ne cautionne pas, pas plus que je ne vais faire confiance à quelqu'un qui serait susceptible de faire le contraire de ce qu'elle dit… Bref, Bayrou n'est pas au second tour, dommage, tant pis, faut choisir. Pour moi, ce sera Sarkozy.
Oui, tu as raison, je me suis emporté. Ou plutôt, je me suis mis en colère !
je comprends bien tes raisons Victor, mais je te demande d'y repenser. Oui Sarko dit vouloir s'attaquer aux régimes spéciaux et il le fera sans aucun doute. Comme le service minimum public. Mais, pour le reste, tu sais bien à quoi il faut s'attendre. Un capitalisme dirigiste à la papa, répression, propagande, politiqie étrangère de vassal etc. Je sais bien que, pour nous Bayrouistes, on peut considérer qu'une large victoire de Sarko et un PS qui ensuite se déchire, peut être positive.
Mais :
- il faut un groupe parlementaire orange pour la prochaine législature. On peut espérer que les députés UDF ralliés à Sarkozy reviennent à terme dans le giron mais ce n'est pas sûr et ça ne se fera pas tout de suite.
Je suis assez d'accord avec Bernard, j'ai aussi l'impression que Ségo et François se sont mutuellement découverts et qu'elle est sincèrement convaincue de la nécessité de réformer le PS. Peut-être sera-t-elle le Bad Godesberg français ! Une alliance PS-Mouvement démocrate en juin serait le meilleur moyen d'organiser une opposition efficace. Je pense que les candidats du MD vont retrouver l'électorat de Bayrou du 1er tour, les oranges pourront semer la zizanie au deuxième tour en maintenant leurs candidats, mais ça ne suffira pas pour élire beaucoup de députés compte tenu du mode de scrutin, s'il n'y a pas d'accord avec le PS, au moins ponctuels selon le visage des circonscriptions.
- Le pays est-il vraiment capable d'attendre 2012 et de laisser en attendant les clés du camion à l'UMP ? Franchement, je ne pense pas que ce soit un bon calcul, il vaut mieux essayer de suite de gagner, même si c'est derrière Royal. Ce n'est peut-être pas l'intérêt premier de Bayrou mais c'est l'intérêt premier des Français. Et je pense que, même dans la tête de FB, c'est le second qui doit primer.
- Un Sarkozy président sortant en 2012 sera encore plus difficile à battre que le candidat Sarko en 2007…
"capitalisme dirigiste à la papa" ? Je comprends pas !
- Il veut lutter contre l'euro fort et faire pression sur la BCE pour qu'elle baisse ses taux d'intérêt (va falloir d' convaincre les autres pays européens qui ne sont pas du tout sur cette ligne). Un euro plus faible d'ailleurs aurait autant sinon plus d'effets négatifs (relance de l'inflation, hausse des prix intérieurs, environnement défavorables aux producteurs) que positifs (relance des exportations, essentiellement dans des secteurs comme le luxe ou pour Airbus). Du moins dans une économie ouverte comme celles de la France et de l'Europe (les EU sont un marché fermé en fait, ils ont beau jeu de sous-évaluer le dollar)
- il veut indexer les salaires sur l'inflation, une proposition ô combien dirigiste que personne n'applique nulle part. Ça va aussi rebuter les entreprises à investir et à embaucher
- la défiscalisation des heures supplémentaires est sans doute nécessaire mais tout miser là dessus fait courir un risque : que les entreprises privilégient les heures sup aux embauches, donc un effet sur la croissance très réduit. D'autant que, de l'autre côté, il va falloir m'expliquer comment les salariés qui veulent gagner plus vont pouvoir l'imposer à leurs employeurs…
- déduire les intérêts d'emprunts est une mesure faussement libérale car cela va contribuer à augmenter encore plus les coûts d'achat et de location. Même si ça facilitera l'achat, cela va surtout jouer aux bénéfices de ceux qui ont à placer de l'argent, pas à ceux qui achètent leur résidence principale (plus le prix d'achat est fort, plus le primo-accédant a du mal à suivre).
- les exonérations fiscales touchent avant tout les plus fortunés
- politique industrielle dirigiste et planifiée dans la plus belle tradition gaulliste
- renforcement du capitalisme familial
- efforts demandés aux entreprises pour augmenter les salaires (bonne chance !)
etc.
Je ne dis pas que tout est à jeter, mais quand il se présente comme un libéral, il me fait rigoler. D'autant que ces promesses sont contradictoires entre elles, et que leur énorme financement (notamment les baisses d'impôt et les diverses revalorisations, de salaires, de retraites etc. repose sur cette prétendue reprise de la croissance avec seulement la défiscalisation des heures sup, et la réforme des régimes spéciaux de retraite. Que la première proposition ne donne pas les effets escomptés, et tout l'édifice s'ébranle : les déficits grossissent, et comme on n'a plus de marge de manœuvre…
Bien sûr, Bayrou aussi propose une hausse des petites retraites, et des heures sup moins chères (il gardait quand même les cotisations retraite lui !). Mais contrebalancées par d'autres mesures, et en premier lieu, l'exonération des charges pour l'embauche de deux salariés auraient eu un effet direct et quasi mécanique pour toutes les TPE et PME sur l'emploi et donc la croissance.
Tu me fais douter nom de d…
Rappelle-toi, pour qualifier Sarkozy, tout est dans les trois petits points…
Un exemple, qui date d'aujourd'hui :
"A 8 et 11 ans, ils sont menacés de fichage génétique pour vol de jouets
LEMONDE.FR | 05.05.07 | 17h10 •
Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN, par la gendarmerie, pour avoir volé deux tamagotschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai 2007. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu'il veut plus tard car il sera fiché !"
Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n'en n'est rien, précise Le Parisien. La loi ne prévoit ainsi pas d'âge minimum, rappelle le quotidien.
ELARGISSEMENT CROISSANT DU FICHAGE DEPUIS 2003
Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Il concerne désormais les personnes condamnées mais aussi les simples suspects.
Depuis l'entrée en vigueur de ces dispositions, le Fnaeg explose. De 2003 à 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d'élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s'opposent aux prélèvements dénoncent l'instauration d'un "répertoire de masse". Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient, entraînant des procès.
"CE N'EST PAS DU BÉTAIL QUE L'ON DOIT MARQUER AU FER"
Le père des auteurs du larcin s'opposera au fichage génétique de ses enfants, le cas échéant, malgré les lourdes sanctions prévues pour les contrevenants : jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.
"Ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer, plaide-t-il dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques.
"Cette situation met en lumière les dérives possibles de l'utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l'accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.
Le père et les deux fils étaient convoqués samedi après-midi à la gandermerie pour "audition des enfants"
Une dernière remarque, si tu changes d'avis : s'abstenir, ça revient à voter Sarko.
Je n'ai pas changé d'avis et je ne le regrette pas du tout. Je me rends compte que j'aurais même préféré une victoire encore plus large de Sarkozy. Au moins lui va-t-il faire avancer le schmilblick. Et c'est encore le seul moyen de permettre à Bayrou d'exister comme opposant, sur les ruines d'une partie de PS.
Je suis certes d'accord avec le constat fait ici par plusieurs que Ségolène a été une meilleure candidate qu'on ne pouvait le croire. Mais, dans ce sens (cad un socialiste président, des centristes au gouvernement), on voit bien qu'il n'y a rien à espérer, ils nous auraient fait un enfant dans le dos à la première occasion.
L'intérêt de bayrou est bien que ce PS s'entredéchire le plus violemment et le plus rapidement possible. Voir la façon dont certains ont commencé le boulot dès ce soir (DSK, Fabius, jospinistes, mais aussi Autain ou Besancenot) pour attaquer Royal et remettre au goût du jour des interprétations erronées (à gauche toute pour gagner, comme en 2004 et 2005, en refusant de voir que les électeurs ont à l'époque voté cotnre Chirac et non pour la Gauche / c'est la faute de Bayrou si l'élection est perdue), est risible.
Le problème, c'est qu'ils sont peut-être capables de rester quand même soudés malgré leur envie à tous de se planter un couteau dans le dos, d'aller ensemble aux législatives pour sauver leurs sièges. Mais sitôt après, ils se battront entre eux comme des bêtes. J'espère seulement que leur ego surdimmensionné fera que le clash aura lieu avant le 1er tour.
Voir aussi comment certains refusent d'accepter une victoire qu'on est bien obligé de qualifier de franche (taux de participation record, écart de près de 3 millions d'électeurs), en particulier l'extrême gauche (on saura dans les heures qui suivent s'il s'agissait de cas isolés ou d'un mouvement de plus grande ampleur) qui s'imagine refaire mai 68 ou les émeutes de l'hiver 2005 simplement parce qu'elle refuse les résultats des urnes, est proprement scandaleux.
Sarkozy est élu, j'ai voté pour lui, mais c'est la gauche qui est responsable de cette élection. Pas Royal, plutôt les éléphants, que dis-je les mamouths représentés par son compagnon.
Tiens, pour résumer ma pensée, cette chronique de Marcel Julliard sur nouvelobs.com (publié dimanche soir) :
Feu sur le quartier général !
NOUVELOBS.COM | 06.05.2007 | 20:39
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Ségolène Royal a sauvé la gauche du désastre mais l’archaïsme des états-majors du Parti socialiste a été le plus fort.
ENCORE BATTUE ! Depuis les débuts de la Vème République (1958), soit presque un demi-siècle, la Gauche n’aura porté à la présidence qu’un seul de ses champions, François Mitterrand, contre cinq à la droite : De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy. A la fin du mandat de ce dernier, en 2012, elle n’aura occupé l’Elysée que quatorze ans sur cinquante-quatre. Pourquoi ? Parce qu’elle est minoritaire, répondrait M. de La Palice. Mais pourquoi est-elle minoritaire ?
- Parce qu’il y a un écart béant entre les positions de ses chefs et les aspirations de son électorat.
- Parce que la gauche est trop à gauche pour s’élargir vers le centre, seul lieu où elle pourrait gagner des renforts. En dépit de François Bayrou, le Centre vient de refluer vers la droite. En dépit de Ségolène Royal, l’archaïsme de ses positions de base a rebuté les centristes.
- Parce que le PS est mené par de grands bourgeois humanistes et humanitaires qui tendent la main aux exclus par-dessus leur électorat populaire d’ouvriers, d’employés, de fonctionnaires et de petits bourgeois. Le Lumpen plutôt que les prolos !
- Parce que le PS est devenu, pour ces petits bourgeois, synonyme d’alourdissement de la fiscalité et, pour les travailleurs, de stagnation des salaires à cause des sacrées 35 heures.
- Parce que le programme du PS, élaboré par les plus gauchistes du Parti avec l’aide d’économistes et de travailleurs sociaux moralistes, sacrifie systématiquement la production des richesses à leur répartition. Ce mélange de christianisme social et de gauchisme altermondialiste constitue un excellent programme d’opposition mais il ne parviendra jamais à rassembler la majorité des électeurs. Il est fait pour un régime de despotisme éclairé, non de démocratie d’opinion.
Regardons les choses en face. Depuis le début de sa campagne, il a fallu à Ségolène Royal, pour gagner un minimum de crédibilité, ruser avec les positions de son parti, les contourner, parfois les contredire, le plus souvent les édulcorer. Sur la sécurité, les 35 heures, la carte scolaire, les salaires, la valeur travail, le hiatus entre la princesse du peuple et les cardinaux roses a été patent. Ségolène ne devait sa désignation qu’à l’appoint des adhérents à 20 euros qui représentaient une révolte contre la ligne des apparatchiks. Ce que l’on a appelé le flou de ses positions n’était que l’effet des contradictions entre le programme de son parti et les aspirations de ses électeurs. Ce tiraillement permanent l’a empêchée de développer un programme cohérent de social-démocratie à la française.
Depuis 2005, les grandes intelligences du PS n’ont cessé de développer des analyses stupides. Interprétant à tort le non au referendum comme une poussée de l’extrême gauche, alors que ce n’était qu’une bouffée de protectionnisme et de nationalisme, une véritable surenchère tint lieu d’organisation du débat dans le parti. On vit Fabius courir derrière Bové, DSK derrière Fabius, et Hollande derrière DSK, dans une course à la radicalité qui comprenait la généralisation des 35 heures, la hausse des impôts, la re-nationalisation provisoire des grandes entreprises, la régularisation de tous les sans-papiers, et j’en passe. On donna l’hégémonie intellectuelle sur la gauche à un faux paysan à moustaches qui, à chaque fois, remettait une thune dans le bastringue. Tout cela est bien mou, bien insuffisant, clamait-il. L’Attila des OGM vient de se retrouver avec 1,32% des voix parce que les concierges de l’immeuble ont plus de bon sens que les professeurs au Collège de France, mais le mal est fait.
Et maintenant, quel avenir pour Ségolène Royal ? On ne la remerciera jamais assez d’avoir évité à la gauche l’humiliation d’une deuxième élimination au premier tour de la présidentielle. Elle a eu le courage d’interrompre une course suicidaire. Elle s’est imposée comme l’avenir du parti mais elle y est encore regardée comme une intruse. Elle n’y dispose pas de courant et devra donc, pour y exister, s’entendre... avec François Hollande. Qui, de ce couple étonnant ou de Dominique Strauss Kahn, conduira la véritable modernisation du parti, dont le besoin est devenu criant ? Toutes ces questions se poseront après les législatives, car il s’agit d’abord d’y faire bonne figure et même, pourquoi pas, de les gagner. Mais il ne sera que temps, ensuite, pour le Parti socialiste de s’engager dans la voie ouverte par sa candidate. Sinon, si rien ne bouge, tout sera en place pour la prochaine déroute, programmée pour 2012. J.J.
Quel succès ce blog !
Bienvenue Angélique.
Succès pendant la campagne, dans une certaine mesure parce qu'on est une poignée en fait, si ça s'agrandit tant mieux.
Mais là, c'est un peu la gueule de bois…
D'autant qu'il n'est pas difficile de comprendre qu'à présent, tout le monde va essayer de tuer Bayrou aux législatives. Le mode de scrutin fait que ça va être dur pour lui de reconstituer un groupe parlementaire à partir de rien. Puisque beaucoup l'ont lâché en échange d'une consigne : fermer leur gueule pendant cinq ans. Ah elle promet la future UDF de Robien !
Enfin, de presque rien, parce que 7 millions d'électeurs sont là.
A eux de comprendre quelque chose : il faut se mobiliser pour tous les candidats orange, même s'ils vont être pour beaucoup inconnus, ils sont prêts. Pour obliger les autres à discuter ensuite. Dans cet environnement hostile, il faut s'imposer par un pouvoir de nuisance.
Les oranges peuvent faire perdre dans candidats UMP. Les oranges peuvent à nouveau s'imposer à un PS qui se ment une nouvelle fois en faisant semblant de mettre ses différents sous le tapis jusqu'aux législatives : ils prennent les gens pour des cons ou quoi ? Ils veulent encore un chèque en blanc ? Ils prendront j'espère une sacrée claque.
Pour ma part, c'est clair : je suis prêt cette fois à voter blanc au deuxième tour pour sanctionner ceux qui ne joueront pas le jeu. Et, en l'état, j'inciterai autour de moi à en faire de même.
Et s'il y a une traversée du désert ensuite, et bien on la fera !
En attendant, je vous invite à vous pré-inscrire au Mouvement démocrate sur le site bayrou.fr
Au fait, une abréviation terrible tend à s'imposer chez les forumistes bayrouistes pour ce nouveau parti : le MODEM !!!
C'est quoi cette histoire de vote blanc ? Ce qu'il faut, c'est que le Modem (!) maintienne ses candidats au deuxième tour, au risque de faire perdre la gauche ou l'UMP. Et donc de voter pour lui aux deux tours.
Le blanc, ce sera si les oranges n'arrivent pas à passer le 1er tour. Le cas se posera sans doute car on risque de voir face à eux non seulement des candidats du PS et de l'UMP mais aussi de l'UDF majorité présidentielle !
Tu crois pas si bien dire Victor. Regardez un peu ce qui se passe avec ce candidat orange (au profil brillant par ailleurs) dans l'Oise : http://www.taha.fr/blog/
Euh, la chronique que j'ai évoquée ici, elle était de Jacques Julliard, pas Marcel bien sûr (j'ai confondu avec Marcel Jullian…)
Reçu ce matin de FB via son site un grand bol d'air frais dans ce monde de brutes :
Madame, Monsieur,
Vous avez, ces dernières heures, déposé une pré-adhésion au Mouvement Démocrate.
Cette démarche me touche beaucoup et m’encourage. Je l’ai reçue avec un réel bonheur. Je dois vous faire la confidence que je ne m’attendais pas à un tel nombre d’adhésions. Aujourd’hui, à 14 heures, nous avons passé la barre de 40 000 demandes ! C’est une vraie révolution qui est en marche.
Cette vague d’adhésion est d’autant plus impressionnante qu’elle n’est le résultat d’aucune campagne publicitaire spectaculaire, simplement de la volonté individuelle de citoyens libres, décidés à s’engager pour changer la vie politique de leur pays, dans une période cruciale.
Et cette mobilisation est d’autant plus encourageante que vous êtes par définition des citoyens internet, donc capables d’animer des réseaux. C’est une force nouvelle, qu’il faut maintenant mobiliser pour les élections législatives et organiser pour l’avenir.
Cela va nous demander un peu de réflexion, pour donner à cette organisation la forme novatrice qu’elle mérite.
Le calendrier que j’ai à l’esprit est celui-ci : je vous adresserai dès la semaine prochaine un calendrier précis de notre action et un document pour mieux savoir qui vous êtes et vos attentes. En même temps, je vous donnerai les détails de l’adhésion proprement dite. J’envisage dès la semaine suivante une première rencontre publique avec ces nouveaux adhérents, sans doute à Paris.
Notre premier rendez-vous, bien sûr, ce sont les élections législatives.
Je veux vous dire combien votre soutien m’est précieux, ma gratitude, et ma confiance dans l’avenir.
Très cordialement,
François Bayrou
LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES
http://www.bayrou.fr
+ une petite idée de ce qui s'est passé à la Mutualité avec un reportage ("Bayrou entre en résistance") à http://www.latelelibre.fr/
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