Je m'étais toujours refusé à afficher publiquement ma "tendance" politique et j’avais toujours gardé mon vote confidentiel dans le secret de l'isoloir durant mes quatre années passées au Conseil National de la Jeunesse. Mes collègues plutôt classés ou engagés à droite me qualifiaient plutôt à gauche et ceux qui auraient alors dûs être de « mon camp » ne me considéraient pas franchement comme leur « camarade ». Je me suis souvent amusé de cette position qui, avec du recul, m’a permis très certainement de porter nombreuses de mes propositions, et arriver à des consensus qui ont été décisifs pour le CNJ.
Dimanche dernier j’ai été interpellé par un militant socialiste qui distribuait des tracts sur le marché à Anglet. Il s'adresse en fait au directeur du cinéma qu'il fréquente régulièrement et m'interroge sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite dans les salles. À la fin de notre discussion, il me lance "je sais que ce n'est pas votre étiquette, alors je ne vous en donne pas" en me montrant les documents à l'effigie de Ségolène Royal. Je découvre donc que malgré moi j'ai une "étiquette politique'". Déstabilisé je lui réponds alors franchement, "Vous savez j’ai voté Jospin en 2002!".
En 2007 je ne voterai pas Ségolène Royal, mais François Bayrou.
Je garde un souvenir très précis de ma première "déception" politique : la non-candidature de Jacques Delors en 1994. À la maison nous le redoutions, cet homme politique exemplaire porteur d’espoir et de rassemblement avait finalement annoncé un dimanche soir à Anne Sinclair sur 7 sur 7, qu’il ne serait pas candidat, nous nous sentions esseulés.
En 2002, j’ai pour la première fois voté à l’élection présidentielle. J’ai donc voté Lionel Jospin. L’homme m’avait séduit : son intégrité en premier lieu. L'équipe qui l’entourait et les actions qu'il avait mené en direction de l’autonomie, de l’emploi, et de la participation des jeunes assez remarquables m’avaient convaincu.
Nous connaissons tous l’issue de l’élection du 21 avril et ses conséquences, jusqu’à l’ultime échec : le débat autour du traité constitutionnel pour l'Europe usurpé par une partie du Parti Socialiste.
Au delà de l'échec de reconstruction du Parti Socialiste depuis le 21 avril, François Bayrou porte aujourd’hui des valeurs qui me semblent fondamentales. Il incarne d’abord la rupture ambitieuse et indispensable avec un système qui ne cesse de nous conduire dans l'impasse. L’intérêt général est chez lui placé plus que jamais avant l’intérêt partisan.
Pour la première fois depuis la non-candidature de Jacques Delors, jamais la France n’a eu la chance de pouvoir porter à sa tête un homme capable de dépasser les clivages archaïques pour réformer en profondeur notre société.
Aussi profondément européen, social-démocrate je voterai naturellement François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle dimanche prochain.
mardi 17 avril 2007
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4 commentaires:
A vous Monsieur qui êtes dans le cinéma et qui devez préparer je présume la sortie de Spiderman 3, je vous soumets une idée, celle d'adapter une autre BD avec super-héros… et super-méchants. Vous voulez vous faire une idée pour en parler à des producteurs…? http://champlibre.blog.lemonde.fr/
Quel rapport, je ne comprend pas ???
Parce que d'autres commentaires ont été ajoutés depuis. Va voir dans les archives, au 27/04 ("Sarko, un super-vilain-héros oublié")…
Terrible !
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