dimanche 22 avril 2007

J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer...

On nous l'avait dit après le 21 avril mais rien a changé.
Après le 22 avril je peux vous dire que la politique française ne sera vraiment plus jamais comme avant...
La France avait très certainement besoin de Bayrou Président dès le 6 mai.
Mais aujourd'hui, grâce à son message clair, il ouvre la voie du changement profond pour la France et localement dès les prochaines échéances.

A bientôt

FX

« J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.

C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.

Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrais toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénové hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrais pas en arrière.

Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera.

Je vous remercie »
François Bayrou le 22 avril 2007

mardi 17 avril 2007

Une chance pour la France

Je m'étais toujours refusé à afficher publiquement ma "tendance" politique et j’avais toujours gardé mon vote confidentiel dans le secret de l'isoloir durant mes quatre années passées au Conseil National de la Jeunesse. Mes collègues plutôt classés ou engagés à droite me qualifiaient plutôt à gauche et ceux qui auraient alors dûs être de « mon camp » ne me considéraient pas franchement comme leur « camarade ». Je me suis souvent amusé de cette position qui, avec du recul, m’a permis très certainement de porter nombreuses de mes propositions, et arriver à des consensus qui ont été décisifs pour le CNJ.

Dimanche dernier j’ai été interpellé par un militant socialiste qui distribuait des tracts sur le marché à Anglet. Il s'adresse en fait au directeur du cinéma qu'il fréquente régulièrement et m'interroge sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite dans les salles. À la fin de notre discussion, il me lance "je sais que ce n'est pas votre étiquette, alors je ne vous en donne pas" en me montrant les documents à l'effigie de Ségolène Royal. Je découvre donc que malgré moi j'ai une "étiquette politique'". Déstabilisé je lui réponds alors franchement, "Vous savez j’ai voté Jospin en 2002!".

En 2007 je ne voterai pas Ségolène Royal, mais François Bayrou.
Je garde un souvenir très précis de ma première "déception" politique : la non-candidature de Jacques Delors en 1994. À la maison nous le redoutions, cet homme politique exemplaire porteur d’espoir et de rassemblement avait finalement annoncé un dimanche soir à Anne Sinclair sur 7 sur 7, qu’il ne serait pas candidat, nous nous sentions esseulés.
En 2002, j’ai pour la première fois voté à l’élection présidentielle. J’ai donc voté Lionel Jospin. L’homme m’avait séduit : son intégrité en premier lieu. L'équipe qui l’entourait et les actions qu'il avait mené en direction de l’autonomie, de l’emploi, et de la participation des jeunes assez remarquables m’avaient convaincu.
Nous connaissons tous l’issue de l’élection du 21 avril et ses conséquences, jusqu’à l’ultime échec : le débat autour du traité constitutionnel pour l'Europe usurpé par une partie du Parti Socialiste.

Au delà de l'échec de reconstruction du Parti Socialiste depuis le 21 avril, François Bayrou porte aujourd’hui des valeurs qui me semblent fondamentales. Il incarne d’abord la rupture ambitieuse et indispensable avec un système qui ne cesse de nous conduire dans l'impasse. L’intérêt général est chez lui placé plus que jamais avant l’intérêt partisan.
Pour la première fois depuis la non-candidature de Jacques Delors, jamais la France n’a eu la chance de pouvoir porter à sa tête un homme capable de dépasser les clivages archaïques pour réformer en profondeur notre société.
Aussi profondément européen, social-démocrate je voterai naturellement François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle dimanche prochain.